Plaques ornementales en forme de chevaux au corps mouvementé

Plaques ornementales en forme de chevaux au corps mouvementé

L’examen attentif des poils terminant la queue de ces chevaux et du dessin des pattes
permet d’affirmer qu’ils ne sortent pas d’un moule unique. Les oreilles aussi varient, mais la
touffe sur le front est fidèlement imitée. Ils ont été exécutés un par un, et chaque modèle de
cire a été fondu séparément. De tels ensembles, aussi importants, sont peu communs.

Le deuxième cheval de la rangée de droite depuis le bas a la queue cassée. Et le deuxième
de la même rangée depuis le haut montre un défaut de fonte : il n’y a pas d’ajouration
entre la queue et l’arrière-train. Quelques autres minuscules accidents.

Ces chevaux, bien que ne provenant pas de la « trouvaille de Gilgit », possèdent le trait
caractéristique de l’art sace qui est la présence d’une dépression circulaire (ici un cercle
profond, entouré d’un filet rond moins enfoncé) sur la fesse et sur l’épaule. L’œil est traité
de la même manière et non seulement marqué par un simple trou. La position des pattes
est celle du « galop volant » (ou du repos suivant les opinions). L’échine très cambrée
imprime à chaque équidé une attitude très dynamique. Seule la crinière est marquée
d’incisions. Il est possible que ces objets aient été conservés pendant des siècles dans un
réceptacle, pour n’être pas aussi oxydés que les bronzes « de Gilgit » présentés auparavant.