Cachet zoomorphe en forme de tête de lion

Cachet zoomorphe en forme de tête de lion

Ce sceau illustre l’essor de la sculpture à l’époque proto-urbaine, tout en
répondant à une fonction, ici celle de sceller. Alors que le sceau-cylindre vient d’être
inventé, les cachets continuent à être employés : la face utile est grossièrement travaillée
en creux par une bouterolle, mue avec un archet, pour creuser de petites cupules qui,
agrégées les unes aux autres, vont dessiner un motif discontinu qui laissera son empreinte
sur de l’argile humide.

La face destinée à être vue, de forme animale, est traitée comme
une sculpture.

La pierre, matériau de base de la sculpture, est explorée en de multiples
variantes à l’époque d’Uruk : basalte, calcaire, albâtre, stéatite, puis marbre et magnésite.
On en exploite aussi la diversité des couleurs – il n’est pas rare d’avoir des cachets rouges
– et des surfaces – comme le jeu des veines sur le cachet tête de lion.

Le lion, tout comme le taureau, fait
partie des espèces privilégiées dans l’art dès la fin du IVe millénaire. Ils semblent même
personnifier des forces cosmiques. Alors que les bovidés apparaissent en entier sur les
cachets, les lions sont plutôt évoqués par leur tête.