Tête de divinité

Tête de divinité

Sculptée pour être encastrée dans un buste, cette tête de femme imite étroitement les
schémas du classicisme grec. Sous une coiffure qui ondule sagement au bord du front et
dont les mèches s’alignent dans l’ordre sur la surface du crâne où elles sont maintenues
par un bandeau, le visage présente des traits dont aucun signe singulier ne trouble
l’harmonie.

Dans l’ovale plein du visage, les yeux qu’ourlent des paupières précisément
modelées, abrités par de longues arcades régulièrement tracées, reflètent la sérénité et la
transparence.

C’est la bouche qui apporte une note sensible sur une face dénuée
d’affectivité : les lèvres disjointes attendrissent de leur pulpe une physionomie sévère, qui
doit représenter une divinité. On pourrait y voir une Artémis, qu’un sculpteur de l’époque
augustéenne aurait créée au sein d’une période éprise des formes du classicisme.

Publ. : Zimmermann 1991, p. 142-143 ; Barbier 2000, p. 190.