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Une exposition hors les murs

Une sélection de 18 musées suisses et de 4 musées français (ci-dessous par ordre chronologique) accueille en leur sein des œuvres des collections Barbier-Mueller choisies par leurs conservateurs ou directeurs. Elles entreront en résonance avec leurs activités et leurs expositions, révélant des liens entre les différentes collections. Ces institutions seront le théâtre de nombreux événements culturels autour de ces œuvres : conférences, tables rondes, visites guidées, regards croisés, etc.

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Le Laténium, Parc et musée d’archéologie de Neuchâtel

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
10 janvier 2017 - 17 avril 2017

Une tête d’homme de Mari face aux photos du père Antoine Poidebard

Masque ou tête d’homme sculptée appartenant à une statuaire ? Ce visage à la fois énigmatique et lumineux, particulièrement expressif, a retenu l’attention du Laténium dont la dernière exposition présente le travail à la fois artistique, technique et scientifique du père Antoine Poidebard. Grâce à ses remarquables photographies aériennes prises au Proche et au Moyen-Orient dans les années 1920-1930, le savant français dévoile les vestiges d’un passé prestigieux dont est issu un nombre considérable de chefs-d’œuvre créés le long du Tigre et de l’Euphrate, berceau de l’humanité. L’œuvre prêtée par le Musée Barbier-Mueller à l’occasion de son 40e anniversaire, remontant au IIIe millénaire avant J.-C., symbolise les populations sumériennes qui ont marqué de leur empreinte la naissance des premières cités-États, prémices du monde moderne. L’objet pro-vient d’un site de la sphère d’influence de Mari, cité découverte en 1933 au mo-ment même où Antoine Poidebard documentait en images les sites de la région.

Denis Ramseyer, directeur adjoint du Laténium
Site internet du Laténium

agenda

vendredi 10 mars 2017 | 12:15
Le Laténium, Neuchâtel

Visite de l’exposition "Archives des sables, de Palmyre à Carthage" sous la conduite de Denis Ramseyer, directeur adjoint du Laténium. Au terme de la visite, Anne-Joëlle Nardin, sous-directrice du musée Barbier-Mueller, évoquera la tête de Mari du Musée Barbier-Mueller, en prêt au Laténium.
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


mercredi 12 avril 2017 | 12:15
Musée Barbier-Mueller

Après une brève présentation de la collaboration entre Le Laténium et le musée Barbier-Mueller dans le cadre des 40 ans du musée Barbier-Mueller, au cœur même de l’exposition consacrée aux arts de la Côte d’Ivoire, Denis Ramseyer, titulaire d’une bourse de la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller, évoquera ses recherches de terrain auprès des Kouya de Côte d’Ivoire.
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


Musée international de la Réforme, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
12 janvier 2017 - 31 décembre 2017

Quatre pièces du musée Barbier-Mueller illustrent des thématiques du MIR

En cette année anniversaire, quatre objets issus de la collection Barbier-Mueller s’exposent au MIR, venant illustrer, une fois encore, les liens qui unissent les deux institutions. Dans la première salle du musée, le public est accueilli par un imposant objet issu des Toba Batak d’Indonésie, une communauté qui a pour particularité d’avoir fondé, au début des années trente, une Église nationale protestante à caractère luthérien. Un « objet force » kongo, donnant à voir une figure de guerrier armé d’une lance et parsemé de clous, est exposé jusqu’au 20 août dans la salle consacrée aux guerres de religion. Pour faire écho à l’instruction qui prit une place centrale dans la Genève du temps de Calvin, c’est une poterie du Burkina Faso, symbole de la transmission d’un savoir ancestral, qu’on peut admirer. Enfin, une statue ancienne du Costa Rica, figurant un bourreau, la tête de sa victime sous le bras, se pose en résonance avec les châtiments jadis perpétrés sur les protestants dans la période suivant la révocation de l’Édit de Nantes.

Samantha Reichenbach, conservatrice du MIR
Site internet du MIR

agenda

mardi 2 mai 2017 | 18:00
Musée international de la Réforme (MIR), Genève

Après une introduction de Gabriel de Montmollin, directeur du MIR, visite guidée en tandem donnée par Samantha Reichenbach, conservatrice du MIR, et Anne-Joëlle Nardin, sous-directrice du Musée Barbier-Mueller.
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


lundi 22 mai 2017 | 12:15
Musée Barbier-Mueller, Genève

Présentation de Samantha Reichenbach, conservatrice du MIR, qui évoquera les collections du MIR issues de dons de Jean Paul Barbier-Mueller.
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


Fondation Martin Bodmer, Cologny, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
17 janvier 2017 - 31 décembre 2017

Deux statues sur la route des grands explorateurs James Cook et Henry Morton Stanley

Ils osèrent se confronter au mystérieux, partant à la découverte de zones qui, sur les cartes, portaient encore naguère l’inquiétante mention « Terra incognita » ou le dessin d’un Léviathan de cauchemar. Devenus presque mythiques, leurs voyages fondateurs furent consignés par écrit pour un public toujours avide d’horizons nouveaux, comme l’étaient déjà les lecteurs du Livre des Merveilles de Marco Polo. Qu’il s’agisse du capitaine James Cook sillonnant les eaux du Pacifique ou de Henry Morton Stanley s’enfonçant au cœur de l’Afrique, ces grands explorateurs découvrirent des civilisations et des formes d’art jusqu’alors inconnues du monde occidental. Au sein de l’exposition permanente de la Fondation Bodmer se trouvent donc associés les éditions originales de ces célèbres livres de voyage (A Voyage Towards the South Pole, and Round the World [1777] et How I Found Livingstone [1872]) et deux prêts du Musée Barbier-Mueller. Provenant des îles de la Société, une statue d’ancêtre en pierre volcanique écarquillait sans doute déjà ses yeux ronds démesurés, lorsque que le HMS Endeavour vint relâcher sur ces rivages. Quant à Stanley, il a pu croiser, partant en expédition depuis Zanzibar et la côte de Tanzanie, la statue funéraire zaramo également exposée, datant du XIXe siècle. Ce rapprochement inédit entre éditions originales occidentales et statues de peuples lointains illustre à merveille ce dialogue interculturel que Martin Bodmer, longtemps vice-président du CICR, a voulu matérialiser dans sa bibliothèque et ses collections.

Nicolas Ducimetière, vice-directeur de la Fondation Martin Bodmer
Site internet de la Fondation Martin Bodmer

agenda

mercredi 7 juin 2017 | 18:30
Fondation Martin Bodmer, Cologny

Nicolas Ducimetière, vice-directeur de la Fondation Martin Bodmer s’exprimera sur les manuscrits des grands explorateurs James Cook et Henry Morton Stanley, dont des éditions originales sont exposées à la Fondation Martin Bodmer. Anne-Joëlle Nardin ponctuera la présentation d’explications sur les deux pièces du musée Barbier-Mueller en prêt (un tiki des îles Marquises et une statue funéraire zaramo de Tanzanie).
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


lundi 12 juin 2017 | 12:15
Musée Barbier-Mueller, Genève

Nicolas Ducimetière, vice-directeur de la Fondation Martin Bodmer retracera les épopées de grands explorateurs en suivant un itinéraire inspiré des réceptacles d’Afrique, d’Asie et d’Océanie exposés dans le musée. Anne-Joëlle Nardin proposera ensuite une visite commentée de l’exposition « 6000 ans de réceptacles, la vaisselle des siècles ».
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


Musée d’art moderne et contemporain, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
25 janvier 2017 - 7 mai 2017

Dubuffet et les Barbus Müller

Le Mamco prépare pour le printemps 2017 une importante exposition consacrée à une peinture contemporaine volontiers qualifiée de régressive dans la manière qu’elle a de se jouer de la virtuosité et du bon goût, tant dans le style qu’elle propose que les sujets qu’elle choisit. Cette volonté de « prendre la peinture à rebours » pour reprendre les termes de Magritte, nous amène à considérer de près les sources historiques de ces artistes. Il nous paraît ainsi essentiel de consacrer une salle à Jean Dubuffet et témoigner de l’acuité de son regard sur les formes marginales. À ce titre, nous sommes heureux de pouvoir emprunter au Musée Barbier-Mueller quatre Barbus Müller, ces « pierres de Vendée » qui fascinèrent Dubuffet, ainsi que l’une de ses gouaches. Outre l’envoûtement étrange qui se dégage de ces pièces, leur présentation conjointe nous permet d’entrevoir la façon dont Dubuffet s’est constitué une histoire de l’art « privée, partielle et partiale ».

Paul Bernard, conservateur au Mamco
Site internet du Mamco

agenda

mercredi 1er mars 2017 | 19:00
Mamco, Genève

Commentaire de Sarah Lombardi, directrice de la Collection de l’art brut de Lausanne, qui parlera de Jean Dubuffet et des « Barbus Müller » prêtés par le Musée Barbier-Mueller.
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


Fondation Baur, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
30 janvier 2017 - 31 décembre 2017

Bronzes de la culture de Dông Son à la Fondation Baur

La Fondation Baur, musée des arts d’Extrême-Orient et le Musée Barbier-Mueller, liés par des collaborations régulières, s’attachent, au fil de leurs expositions, à faire découvrir les diverses facettes des civilisations et des peuples non européens. La Fondation Baur est heureuse de s’associer en 2017 aux célébrations des 40 ans du Musée Barbier-Mueller en accueillant ses prestigieux bronzes appartenant à la culture de Dông Son du Nord Viêt Nam. Présente dans le delta du fleuve Rouge entre le VIIe siècle avant notre ère jusqu’au IIe siècle après notre ère, cette brillante civilisation se traduisit par une grande diversité d’objets rituels en bronze, d’armes et de bijoux, décorés de motifs humains, animaliers et géométriques. Même l’expansion chinoise ne fit pas disparaître immédiatement cet héritage sur les bronzes qui gardèrent pendant un temps un décor similaire.

Monique Crick, directrice de la Fondation Baur
Site internet de la Fondation Baur

agenda

jeudi 19 octobre 2017 | 12:15
Musée Barbier-Mueller, Genève

Intervention de Monique Crick, directrice de la Fondation Baur, sur les bronzes de la culture de Dông Son (VIIe siècle av. J.-C. – IIe siècle apr. J.-C.).
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


Fondation Pierre Gianadda, Martigny

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
31 janvier 2017 - 19 novembre 2017

Hercule enfant à la rencontre de Hercule Léontè et d’Apollon citharède

La Fondation Pierre Gianadda est heureuse de participer à la célébration des quarante ans de l’ouverture du Musée Barbier-Mueller à Genève, en présentant pendant un an dans son parcours archéologique cet émouvant Hercule enfant que Jean Paul Barbier-Mueller avait acquis avec sagacité à Paris en 1957, il y a exactement soixante ans. Ce marbre romain aussi évocateur qu’inattendu, grandissant l’image juvénile de l’adolescent victorieux du lion de Némée, est encadré ici par les deux marbres virils monumentaux découverts en 2011 à Martigny : Hercule Léontè – vainqueur du lion – et Apollon citharède à la lyre. Ces puissantes effigies grandeur nature sont sensiblement de la même dynastie julio-flavienne que l’Hercule enfant. L’iconographie triomphante de la peau de lion qui ceint les épaules de l’enfant pare de même le torse puissant de l’Hercule Léontè.
Nous avons noué avec Monique et Jean Paul Barbier-Mueller, dès l’ouverture de la Fondation à Martigny il y a quatre décennies, des liens d’amitié aussi fidèles que complices, puisque nous vivons avec le même enthousiasme le partage de nos inclinations artistiques avec un public chaque jour plus curieux et plus attentif.

Léonard Gianadda, président de la Fondation Pierre Gianadda
Site internet de la Fondation Pierre Gianadda

agenda

jeudi 11 mai 2017 | 12:30
Musée Barbier-Mueller, Genève

Présentation de Léonard Gianadda, président de la Fondation Pierre Gianadda
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


Centre d’art contemporain, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
21 février 2017 - 30 avril 2017

Roberto Cuoghi accueille une statue de Mehrgarh

Cette figurine féminine datant du IIIe millénaire av. J.- C. provient de Mehrgarh (actuel Pakistan), l’un des sites archéologiques les plus anciens d’Asie du Sud. Généreusement confiée par le Musée Barbier-Mueller à l’occasion de ses 40 ans, cette pièce trouve un écho particulier avec la quinzaine de sculptures de Roberto Cuoghi exposées au Centre, figures hybrides et difformes semblant provenir de temps immémoriaux. Passionné par les cultures anciennes, Roberto Cuoghi a étudié la langue et les rituels assyriens de manière approfondie. Il a reproduit à grande échelle une figurine du démon mésopotamien Pazuzu conservée au musée du Louvre. Les formes voluptueuses de la figurine de Mehrgarh, liée au culte de la fertilité, contrastent avec les corps tronqués de Roberto Cuoghi. Pourtant, tous deux témoignent de la force évocatrice d’une forme de représentation divine et ancestrale.

Andrea Bellini, directeur du Centre d’art contemporain
Site internet du Centre d’art contemporain

Musée d’art et d’histoire (MAH), Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
15 mars 2017 - 31 juillet 2017

Une entrevue entre un officier d’époque trajane et deux de ses contemporains

Ce buste d’officier d’époque trajane fait écho à deux œuvres prestigieuses exposées au Musée d’art et d’histoire et complète également la série de monuments funéraires, qui réunit des sarcophages et des fermetures de niches sépulcrales.
Parmi les fleurons de la collection romaine figure une statue en pied de triomphateur provenant de la région d’Ancône (inv. 8938). Elle représente un homme nu, de face, un manteau sur l’épaule ; dans sa main gauche, il tient une épée rangée dans son fourreau. Si le corps nu est idéalisé, la tête, aux traits marqués, est celle d’un homme d’âge mûr. S’agit-il de Trajan ou de son père ? L’identification n’est pas assurée.
Un buste plus grand que nature de l’empereur Trajan, vêtu d’une cuirasse et du manteau militaire (inv. 19049), enrichit la galerie de portraits romains. L’officier inconnu de la collection Barbier-Mueller est coiffé comme l’empereur en mèches ramenées vers l’avant, formant une frange sur le front. Ce mimétisme est un signe de loyauté.

Béatrice Blandin, conservatrice du domaine archéologie, Musée d’art et d’histoire
Site internet du Musée d’art et d’histoire

agenda

jeudi 1er juin 2017 | 12:15
Musée Barbier-Mueller, Genève

Intervention de Mme Béatrice Blandin, conservatrice du département archéologie au MAH.
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


Musée du quai Branly-Jacques Chirac, Paris

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
20 mars 2017 - 18 juin 2017

Deux masques de Nouvelle-Irlande mis à l’honneur

Le Musée du quai Branly-Jacques Chirac est heureux de saluer les 40 ans du Musée Barbier-Mueller. Ouvrant au public ses collections d’arts non-occidentaux, le musée de Genève fut une institution pionnière dans la reconnaissance des cultures et des arts du monde harmonisant avec rigueur l’approche scientifique et l’exigence esthétique.
La générosité de Monique et Jean Paul Barbier-Mueller à l’égard des collections publiques françaises est insigne. Qu’il s’agisse des collections Nigeria puis des collections Indonésie cédées aux Musées de France, de pièces majeures au Pavillon des Sessions du Louvre, de dons réguliers comme celui du Trésor de bijoux indonésiens, elles ont enrichi définitivement les collections du musée du quai Branly-Jacques Chirac. Deux masques importants de l’île de Nouvelle-Irlande en Papouasie-Nouvelle-Guinée viennent de Genève pour fêter notre fraternelle complicité. Ils offrent aux visiteurs dès l’entrée du musée une vision du génie de l’art océanien que nous partageons en toute amitié.

Stéphane Martin, président du Musée du quai Branly-Jacques Chirac
Yves Le Fur, conservateur général du patrimoine au Musée du quai Branly-Jacques Chirac
Site internet du Musée du quai Branly-Jacques Chirac

agenda

jeudi 20 avril 2017 | 19:00
Musée du quai Branly-Jacques Chirac, Paris

Visite des collections Insulinde Barbier-Mueller au musée du quai Branly-Jacques Chirac, composées d’objets cédés ou offerts par Monique et Jean Paul Barbier-Mueller, sous la conduite de Constance de Monbrison, responsable des collections Insulinde au musée du quai Branly-Jacques Chirac.
Événement réservé aux Amis du musée Barbier-Mueller


jeudi 4 mai 2017 | 19:00
Musée du quai Branly-Jacques Chirac, Paris

Visite des collections Nigeria Barbier-Mueller, cédées et données par Monique et Jean Paul Barbier-Mueller au musée du quai Branly-Jacques Chirac, présentée par Hélène Joubert, conservatrice en chef et responsable de l’unité patrimoniale des collections Afrique au musée du quai Branly-Jacques Chirac.
Événement réservé aux Amis du musée Barbier-Mueller.


jeudi 1er juin 2017 | 19:00
Musée du quai Branly-Jacques Chirac, Paris

Une sortie de la collection Nagaland Barbier-Mueller au Salon de lecture Jacques Kerchache, présentée par Daria Cevoli, conservatrice.
Événement réservé aux Amis du musée Barbier-Mueller


Musée d’ethnographie de Genève (MEG), Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
23 mars 2017 - 31 décembre 2017

Des fleurons d’Océanie investissent une vitrine du MEG

Le MEG et le musée Barbier-Mueller coexistent à Genève depuis 1977, avec pour point commun l’étude et la célébration de la créativité des cultures des cinq continents. Mais si le premier est un musée d’ethnographie, où les objets et documents les plus diversifiés renseignent sur les cultures, le second est un musée d’art où les chefs-d’œuvre les plus aboutis de maîtres, connus ou anonymes et des traditions les plus diverses, se côtoient. Il est une autre différence fondamentale : les collections du MEG sont de provenances très diverses et ont été façonnées par des générations de directeurs et de conservateurs, alors que les collections du musée Barbier-Mueller sont le fait de l’œil de de son fondateur Jean Paul Barbier-Mueller, qui s’était donné la mission de développer une collection initiée par Josef Mueller en 1907. Aujourd’hui le MEG est honoré d’accueillir, le temps des événements anniversaires de 2017, ces quelques pièces parmi les plus importantes de la collection océanienne du musée Barbier-Mueller.

Boris Wastiau, directeur du MEG
Site internet du MEG

Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
29 mars 2017 - 19 novembre 2017

Exorciser la guerre ? Un masque de guérisseur du Sri Lanka

Ce masque facial du Sri Lanka déformé par un « rictus dramatique » a été choisi par notre Musée car il m’a immédiatement fait penser aux « gueules cassées » de la Première Guerre mondiale, il y a cent ans, à leurs visages complètement ravagés par la mécanisation industrielle de la guerre, à leur air rendu hagard tant par la souffrance physique que par celle, psychologique, qui leur fut infligée. L’horreur de ce qu’ils avaient vu, enduré ou perpétré et le traumatisme qui s’ensuivit les a transformés et marqués à jamais.
Au-delà de cette première réminiscence visuelle, ce masque pourrait symboliser toutes les douleurs que l’homme inflige à ses semblables dans une litanie dont on ne sait où elle a commencé et que l’on ne voit pas finir. En réalité, il est utilisé dans des rituels d’exorcisme pour combattre certaines maladies.
Peut-on combattre la guerre ? Pourra-t-on l’éradiquer un jour en reconnaissant qu’elle n’a jamais permis de rien résoudre ? Ne reste-t-il que l’exorcisme ?

Roger Mayou, directeur du Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
Site internet du Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge

Fondation de l’Hermitage, Lausanne

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
7 avril 2017 - 15 août 2017

André Derain, collectionneur d’art africain

En 2004, la Fondation de l’Hermitage a eu le privilège d’exposer pour quelques mois les trésors de la céramique précolombienne de la collection Barbier-Mueller. C’est un honneur et un plaisir d’accueillir aujourd’hui l’une des pièces majeures de la collection, un masque téké-tsaayi du XIXe siècle. D’une grande rareté, ce masque au décor géométrique très pur a appartenu à André Derain, qui fut l’un des premiers artistes occidentaux à s’intéresser aux cultures extra-européennes. Dès 1906, le jeune peintre fauve vibrait d’émotion devant les collections d’art africain du British Museum : « C’est pharamineux, affolant d’expression », s’exclamait-il alors, fasciné par ces « formes issues du plein air, de la lumière ». Peint peu avant cette confrontation cruciale, un tableau de Derain appartenant à la collection de la Fondation Bührle, La table (1904-1905) vient, dans les salles de l’Hermitage, à la rencontre du masque. Par sa simplification formelle, ses lignes marquées, ses couleurs puissantes, cette peinture manifeste une envie de moyens plastiques nouveaux, une aspiration à « sortir du cercle où nous ont enfermés les réalistes », que la découverte de l’art africain va encourager de manière décisive.

Sylvie Wuhrmann, directrice de la Fondation de l’Hermitage
Site internet de la Fondation de l’Hermitage

agenda

jeudi 18 mai 2017 | 18:30
Fondation de l’Hermitage, Lausanne

Ancienne directrice du musée des Beaux-Arts de Marseille et du musée national de l’Orangerie à Paris, actuellement conservatrice en chef honoraire du patrimoine, Marie-Paule Vial s’exprimera sur l’œuvre d’André Derain et son goût pour l’art africain.
Sur inscription : +41 (0)21 320 50 01 (du mardi au vendredi, 9h-18h)
Événement réservé aux Amis du musée Barbier-Mueller et de la Fondation de l’Hermitage


Institut du monde arabe, Paris

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
13 avril 2017 - 30 juillet 2017

Cinq œuvres d’Afrique noire au sein de l’exposition « De Tombouctou à Zanzibar, islams africains »

À l’occasion de l’exposition de l’Institut du monde arabe sur la diffusion et les cultures de l’islam en Afrique sub-saharienne, cinq pièces phares de la célèbre collection Barbier-Mueller sont présentées. Elles scellent notre vœu de célébrer les quarante ans d’ouverture du musée genevois. Cette sélection d’objets témoigne de la créativité des artisans d’Afrique subsaharienne et vient appuyer la richesse des sujets développés dans l’exposition. Plusieurs masques rythment le parcours, comme le masque ci-contre, le masque-planche bedu, impressionnant par sa taille et son décor en damier ou encore le masque Sibondel – en forme de buraq ailé – exhibé lors de fêtes religieuses musulmanes. Ces chefs-d’œuvre uniques, rassemblés à titre exceptionnel, offrent au visiteur un aperçu des traditions cultuelles qui coexistent avec l’arrivée de l’islam. À ces objets cérémoniels s’ajoutent des armes protéiformes dites « mahdistes » dont le fameux couteau de jet à inscription épigraphique arabe. Ces œuvres de la collection Barbier-Mueller jouent un rôle crucial dans l’exposition et révèlent la diversité des productions et des pratiques cultuelles en Afrique.

Nala Aloudat et Hanna Boghanim, commissaires de l’exposition, Institut du monde arabe
Site internet de l’Institut du monde arabe

Musée Rietberg, Zurich

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
5 mai 2017 - 4 septembre 2017

Une réunion de famille gouro : deux masques et une poulie de métier à tisser sculptés par le Maître de Bouaflé

Le rôle des artistes traditionnels ainsi que leurs idéaux de beauté et leur application dans les œuvres sont des thématiques centrales, mises en lumière depuis plusieurs décennies au Musée Rietberg.

Le petit chef-d’œuvre présenté ici – à l’origine un étrier de poulie de métier à tisser – est attribué au « Maître de Bouaflé », actif aux alentours de 1900 dans le centre de la Côte d’Ivoire. Ses masques et poulies qui se caractérisent par des yeux obliques en amande et un front élégamment bombé étaient déjà convoités sur le marché de l’art d’avant-garde à Paris dans les années 1920. L’étrier de poulie de métier à tisser de la collection du Musée Barbier-Mueller est maintenant exposé face à deux masques du même maître conservés au Musée Rietberg. Les sculpteurs gouro ont toujours veillé à ce que l’étrier, le cou et la petite tête composent une unité formelle et que les parties individuelles hétérogènes soient reliées entre elles pour créer un tout harmonieux. Leur tradition sculpturale, leur préférence pour des vues de profil et leur inclination pour de surprenantes inventions ont exercé une influence extrêmement favorable sur le façonnage de ces sculptures miniatures.

Lorenz Homberger, ancien conservateur du Musée Rietberg
Site internet du Musée Rietberg

agenda

mercredi 21 juin 2017 | 12:15
Musée Barbier-Mueller, Genève

Interventions de Michaela Oberhofer, conservatrice du département Afrique et Océanie du musée Rietberg, et de Lorenz Homberger, ancien conservateur du musée Rietberg


Musée Voltaire - Bibliothèque de Genève, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
19 mai 2017 - 27 mai 2017

Voltaire et le prince de Timor
« Et la Cour de Louis est l’asile des Rois. »

Ce vers extrait de Zaïre (1732), qui fait de Versailles un véritable refuge des rois, se retrouve au sein d’une requête adressée à Voltaire, en 1768, à propos de Pascal-Jean-Balthazar Celse, prince de Timor et de Solor.

Mais que vient faire le Timor auprès de l’Auberge de l’Europe ferneysienne en cette seconde moitié du XVIIIe siècle ? Apparaît ici une affaire qui aurait pu être soutenue par Voltaire, au même titre que l’affaire Calas ou celle du chevalier de la Barre – une affaire qui nous transporte dans cet ancien territoire portugais d’Outre-mer aux confins de la planète.

Afin de lever le voile sur un sujet a priori atypique chez Voltaire, la Bibliothèque de Genève et le Musée Barbier-Mueller ont décidé de faire dialoguer la culture maubere, à travers des taïs (textiles), d’un masque et des pièces du quotidien, et des textes voltairiens.

Flávio Borda d’Água, adjoint scientifique à la Bibliothèque de Genève
Site internet du Musée Voltaire Bibliothèque de Genève

agenda

jeudi 20 avril 2017 | 12:15
Musée Barbier-Mueller, Genève

Intervention de M. Flávio Borda d’Água, adjoint scientifique à la Bibliothèque de Genève, sur Voltaire et le prince de Timor.
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


Kunstmuseum, Soleure

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
2 septembre 2017 - 4 février 2018

Hommage à Josef Mueller (1887-1977)

Après que le Kunstmuseum de Soleure a dédié l’année passée une exposition à la collectionneuse soleuroise Gertrud Dübi-Mueller (1888-1980), l’anniversaire des 40 ans du Musée Barbier-Mueller offre aujourd’hui l’opportunité de rendre également hommage à son frère Josef Mueller. Parmi les pièces phares du musée de Genève figurent des sculptures d’art primitif qui ont jadis appartenu à Josef Mueller. Les œuvres en prêt au musée de Soleure, en provenance d’Afrique subsaharienne, du Yémen, d’Océanie et du Mexique reflètent la diversité de sa collection. Elles intègrent une exposition d’une sélection de tableaux de la Fondation Josef Mueller, que le collectionneur a créée pour le Kunstmuseum de Soleure en 1969. Aux côtés de chefs-d’œuvre de Braque, Hodler, Léger, Matisse et Renoir, des tableaux rarement présentés d’autres artistes sont à découvrir. La comparaison d’œuvres d’art primitif et d’art moderne, dans lesquelles la figure humaine est centrale pour Josef Mueller, se révèle passionnante.

Christoph Vögele, directeur du Kunstmuseum de Soleure
Site internet du Kunstmuseum de Soleure

Musée de Carouge, Carouge

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
16 septembre 2017 - 10 décembre 2017

Regards dans un miroir helléno-scythe et des miroirs céramiques contemporains

Depuis 1987, la Ville de Carouge organise, tous les deux ans, un concours international de céramique et encourage la création contemporaine. La fonctionnalité des pièces créées est une caractéristique essentielle et place le concours dans la continuité historique des productions des manufactures de céramiques carougeoises.

Pour cette 16e édition, le concours a pour thème le miroir céramique. Les artistes peuvent laisser libre cours à leur imagination et proposer un miroir à main, mural, à poser, sur pied ou encore de poche, composé d’une ou plusieurs parties, fixes ou mobiles.

Une exposition présente les œuvres sélectionnées par un jury ainsi qu’un miroir que le Musée Barbier-Mueller nous fait l’honneur de nous prêter. Ce dernier date de la première moitié du Ier millénaire av. J.-C., et, mis en perspective avec les œuvres de céramistes contemporains, ils nous montrent combien la beauté est une préoccupation universelle et intemporelle, celle des corps comme celle des objets.

Géraldine Glas, collaboratrice scientifique céramique, Musée de Carouge
Site internet du Musée de Carouge

Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (MAAOA), Marseille


27 septembre 2017 - 7 janvier 2018

Une statue du lac Sentani invitée par le MAAOA

Le Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (MAAOA) présente une importante collection d’œuvres extra-européennes, à la fois témoins culturels et œuvres à part entière.

Le MAAOA tente de concilier contemplation esthétique et informations scientifiques au sujet des hommes et des sociétés concernées. Une approche que nous partageons avec le musée Barbier-Mueller et qui a permis une riche collaboration entre nos deux institutions depuis de nombreuses années, à travers plusieurs expositions prestigieuses. Le musée Barbier-Mueller renouvelle aujourd’hui son attachement au MAAOA par le prêt d’œuvres importantes, notamment pour l’exposition « Jack London dans les mers du sud ».
Cette admirable sculpture du lac Sentani, désignée autrefois comme une « maternité », pourrait tout aussi être un individu et son ancêtre tutélaire : mystère à jamais insondable dans l’expression de ces visages à la fois concentrée et grave. Un chef d’œuvre d’équilibre et de sérénité nous rappelant le génie plastique de ces peuples.

Marianne Pourtal Sourrieu, conservatrice du patrimoine et directrice
Site internet du MAAOA

agenda

jeudi 26 octobre 2017 | 12:15
Musée Barbier-Mueller, Genève

Intervention de Marianne Pourtal Sourrieu, conservatrice du patrimoine et directrice, sur les collaborations de longue date entre le MAAOA et le musée Barbier-Mueller. Elle parlera de son exposition sur le célèbre écrivain et baroudeur Jack London qui inclut cinq œuvres du musée Barbier-Mueller en prêt.


Musée des Confluences, Lyon

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
2 octobre 2017 - 31 janvier 2018

Apparition d’un masque baoulé dans l’exposition « Éternités, visions de l’au-delà »

Le nom de Barbier-Mueller fait frissonner. Il évoque à la fois la passion de collectionneurs privés, le prestige d’une collection et l’audace, à l’époque, de constituer une collection « d’art primitif ». Cette audace rappelle celle de l’industriel Emile Guimet qui fonde à Lyon, en 1879, son premier musée : le musée des Religions, dans une France qui débat alors de la séparation de l’Église et de l’État. Ces collectionneurs privés, souvent précurseurs, ont permis la constitution d’un patrimoine incomparable dont nous sommes héritiers.
Le masque baoulé de Côte d’Ivoire de la collection Barbier-Mueller, installé dans l’exposition permanente « Éternités, visions de l’au-delà », prend place parmi des collections du musée des Confluences évoquant le rôle de l’ancêtre en Afrique. Ce masque, et à travers lui les rites associés, rappelle que d’autres rapports à l’au-delà sont possibles, là où notre société occidentale contemporaine trace une ligne quasi infranchissable et efface la mort et ses rituels de l’espace public.

Nicolas Dupont, directeur scientifique des expositions et collections au Musée des Confluences

Ariana, Musée suisse de la céramique et du verre, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
9 octobre 2017 - 31 décembre 2017

L’art des Cyclades, une inspiration pour les céramistes contemporains

On le sait, la création contemporaine s’épanouit volontiers en prenant appui sur l’histoire de l’art et les civilisations anciennes. Ainsi, la pureté intemporelle et la rigueur formelle de l’art des Cyclades ne cessent d’impressionner.

Le céramiste suisse Édouard Chapallaz (1921-2016) réalise sa série Cyclades suite à la visite marquante d’une exposition à Karlsruhe en 1976. L’émail blanc mat au zinc dont il nappe ses contenants discrètement anthropomorphes tranche avec les émaux vivement colorés, inspirés de la porcelaine chinoise, auxquels le céramiste nous avait habitués.

Allemand d’origine, Hans Coper (1920-1981) émigre en Grande-Bretagne en 1939, où il travaillera en étroite collaboration avec Lucie Rie (1902-1995). Les vases de Coper, sobrement recouverts d’émail noir ou blanc mat, se distinguent par leur élégante sobriété. La série « Cycladic Arrow » en constitue sans doute la quintessence.
Les œuvres prestigieuses d’art cycladique de la collection Barbier-Mueller mettent en lumière, dans un dialogue qui traverse le temps et les mediums, les céramiques conservées au Musée Ariana.

Anne-Claire Schumacher, conservatrice du Musée Ariana
Site internet du Musée Ariana

agenda

jeudi 12 octobre 2017 | 12:15
Musée Barbier-Mueller, Genève

Intervention de Anne-Claire Schumacher, conservatrice au Musée de l’Ariana
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


dimanche 26 novembre 2017 | 14:00
Ariana, Musée suisse de la céramique et du verre, Genève

Visite commentée conjointe de Anne-Claire Schumacher, conservatrice au Musée de l’Ariana, et de Caroline Kaspar-Nebel du Musée Barbier-Mueller.
Sur inscription : musee barbier-mueller.ch


Fondation Beyeler, Bâle

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
15 octobre 2017 - 31 décembre 2017

L’art de Nouvelle-Irlande : une source d’inspiration pour les artistes surréalistes

En 2017 le Musée Barbier-Mueller célèbre son 40e anniversaire et la Fondation Beyeler ses 20 ans. À cette occasion, un chef-d’œuvre de la collection du célèbre musée genevois est invité à la Fondation Beyeler. Ce geste généreux d’amitié rappelle que la reconnaissance des arts dits extra-européens revient à l’art moderne. D’abord les artistes qui ont tout à fait consciemment renié la tradition de l’art occidental depuis la Renaissance, afin de trouver une sorte de parenté de toutes les formes d’expression artistiques, sans hiérarchies ni frontières, nous ont rendus sensibles à la puissance et à la force expressives de l’art de Mélanésie, par exemple, même si nous ne comprenons pas toujours son caractère rituel. Dans ce contexte, Wassily Kandinsky parle de « nécessité intérieure », qui réunit tout art de qualité. Dans ce sens, à vrai dire, aucune collection d’art moderne ne peut se passer de l’art dit extra-européen, ce qui a guidé aussi bien Josef Mueller qu’Ernst Beyeler dans leur activité de collectionneur.

Ulf Küster, conservateur de la Fondation Beyeler

Site internet de la Fondation Beyeler

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Muséum d’histoire naturelle, Genève

Exposition hors les murs, 40 ans du musée Barbier-Mueller
10 novembre 2017 - 7 janvier 2018

Un royaume méconnu : les Gan du Burkina Faso

Pour leur anniversaire respectif, le Muséum d’histoire naturelle et le Musée Barbier-Mueller présentent un travail relatif au peuple Gan, petite population implantée dans le sud-ouest du Burkina Faso, à l’occasion de la Nuit du Conte en Suisse, à l’automne 2017. Cette proposition inédite s’inspire de deux ouvrages de la Fondation Culturelle Musée Barbier-Mueller : Les Gan du Burkina Faso, Reconstitution de l’histoire et de la symbolique d’une royauté méconnue et l’ethno-conte Tooksipa et le tabouret d’or édité en 2016 chez Glénat Jeunesse. Cette proposition ouvre ainsi une fenêtre sur ce peuple secret dont le bestiaire royal est le support incontournable d’une écriture des légendes et de l’histoire façonnés et actualisés autour de chaque ancêtre honoré, dignitaire d’un royaume autrefois rendu florissant par l’extraction de l’or et son commerce. Les très belles illustrations d’Helder Da Silva se mêleront alors à une sélection d’emblèmes et d’objets de culte en « bronze » finement ouvragés.

Hervé Groscarret, responsable de l’Unité des publics – Expositions, Muséum d’histoire naturelle
Site internet du Muséum d’histoire naturelle